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samedi 23 juillet 2011

Variation mineure

L’aube inonde de rayons ce val reculé
Où coule une rivière aux reflets argentins ;
La Nature endormie s’y laisse dévoiler
Dans la blancheur froide de l’automnal matin.

Bercé par la lumière du pâle soleil,
Un soldat repose au milieu des digitales
Pourpres, parmi la luxuriance végétale,
Apaisé, le flanc droit trempé de sang vermeil.

Son regard se perd dans les hauteurs azurines,
Indifférent aux errances des nues diaphanes,
Dénué de tout éclat, vide. Sa poitrine
N’enceint désormais plus que d’inertes organes.

samedi 16 juillet 2011

Sécheresse

Cerclant un paysage aux coloris déteints,
Lueurs crépusculaires et éclats de foudre
Etincellent par instants un obscur lointain.
L’après-midi d’été finit de se dissoudre

Parmi de lourdes tensions proprement obscènes
Et une chaleur moite. Petit à petit,
L’orage voile l’Azur d’un linceul d’ébène
Et domine le paysage anéanti.

Du cœur embrasé de l’infernale saison
Sourd l’ire divine empressée de s’épancher.
Etendues calcinées embrassant l’horizon,
Les champs de blé exhibent leur or desséché

Sous les noirs cieux agités. Les éclairs bleutés
Strient le sombre et tumultueux magma des nues
Avec une frénétique brutalité
Et le mirage d’une averse bienvenue.